• Fragile...

    Fragile...

     

     

    Vous dire la sérénité d’un dimanche après-midi…
    a errer de salle en salle au Musée Guimet
    parmi les chefs d’œuvres légendaires du grand Maître Hokusai…
    avec dans la tête le « Fragile » de Sting qui ne me quitte pas depuis le réveil……

    Toutes ces merveilles que j’avais en mémoire d’après reproductions…
    que je peux approcher à quelques centimètres…
    que je pourrais toucher si je ne craignais de me faire pincer ou déclencher quelque alarme….
    que c’est beau …. !!...…
    comment ai-je pu vivre aussi longtemps
    sans jamais avoir réussi à frôler d’aussi près le génie graphique à l’état pur…

     

    Vous dire le plaisir de traîner dans les jardins du Trocadéro sous un soleil timide…
    de se mélanger à la foule bariolée des touristes …
    de s’affaler à la terrasse d’un café de la place…
    à contempler sans se lasser la vie grouillante de cette belle fin de journée…


    « Depuis l’âge de six ans, j’avais la manie de dessiner les formes des objets. Vers l’âge de cinquante, j’ai publié une infinité de dessins ; mais je suis mécontent de tout ce que j’ai produit avant l’âge de soixante-dix ans. C’est à l’âge de soixante-treize ans que j’ai compris à peu près la forme et la nature vraie des oiseaux, des poissons, des plantes, etc. Par conséquent, à l’âge de quatre-vingts ans, j’aurai fait beaucoup de progrès, j’arriverai au fond des choses ; à cent, je serai décidément parvenu à un état supérieur, indéfinissable, et à l’âge de cent dix, soit un point, soit une ligne, tout sera vivant. Je demande à ceux qui vivront autant que moi de voir si je tiens parole. Ecrit, à l’âge de soixante-quinze ans, par moi, autrefois Hokusai, aujourd’hui Gakyo Rojin, le vieillard fou de dessin. »

    Katsushika Hokusai ( 1760/1849 ) - Postface aux cent vues du mont Fuji
    . 


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  • C'était en 62.....

    ...j'avais 19 ans...

    la foi dans mon destin chevillée au corps...
    je passais mon temps
    à griffonner sur n'importe quoi... 
    utilisant tout ce qui pouvait me tomber sous la main...
    les murs de mon pigeonnier de la rue Vivienne
    entièrement tapissés d'une surproduction stakhanoviste...

    Je ne peux nier l'émotion d'en retrouver un élément...
    complètement oublié...50 années plus tard.....
    face à face troublant...
    dans l'atmosphère feutrée d'un appartement andalou..

     


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    Pour refermer ce triptyque …..

    totalement et délibérément  arbitraire au cœur de l’ »Art Nouveau » ,

     

    j’ai choisi Egon Schiele….

    S’il a été influencé par Klimt , j’avoue l’avoir été par lui….

    un très grand du dessin…un tourmenté au geste précis et incisif….

    fascinant……

    Je me retrouve dans sa démarche…

    dans la passion du graphisme qui l’emporte sur la composition ou la couleur….

     

    Egon Schiele ..(12 juin 1890  31 octobre 1918.)

     

    Il commença à peindre dès 1905, notamment des autoportraits. Son père décéda cette année-là, et son oncle, qui devint son tuteur, tenta de l'orienter vers une carrière dans les chemins de fer. Avec l'accord de sa mère et l'appui de son professeur de dessin, il entra à l'Académie des beaux-arts de Vienne, où il eut du mal à supporter la tutelle académique de ses professeurs.

    À Vienne, il découvrit cependant un art différent lors d'une exposition d'artistes du deuxième mouvement de Sezession (Sécession en français), plus proche de l'Art nouveau; en 1907, il rencontra Gustav Klimt, qui s'intéressa à lui et fut pour lui son modèle et son maître. Schiele lui voua une grande admiration, admiration qui fut réciproque de la part de Klimt. Il fit sa première exposition en 1908.

    À ses débuts, Schiele resta proche du Jugendstil (nom donné au mouvement Sécession en Allemagne par la revue Jugend), puis il prit ses distances. En 1909, il participa à l'Internationale Kunstschau; ce fut cette année-là qu'il s'installa à Vienne, après avoir vécu à Krumau, en Bohême du Sud (aujourd'hui Český Krumlov, en République tchèque. Il peignait alors de nombreux portraits d'amis et autoportraits.

    Il rencontra en 1911 une jeune femme à la réputation sulfureuse, Wally Neuzil, qui lui servit de modèle. Il fut arrêté en 1912 en raison de ses dessins érotiques et du soupçon porté contre lui de détournement de mineurs, ce qui lui valut de passer vingt-quatre jours en prison. L'une de ses œuvres les plus célèbres de cette époque fut Le Cardinal et la nonne, plagiat du Baiser de Gustav Klimt. À partir de 1913, il participa à de nombreuses expositions internationales.

    Il rompit avec Wally Neuziel (ou Valerie Neuziel) et épousa Edith Harms le 17 juin 1915, inaugurant ainsi une période moins tourmentée de sa création. Le 28 octobre 1918, sa femme, alors au sixième mois de sa grossesse, décéda de la grippe espagnole. Egon Schiele mourut de la même maladie, trois jours plus tard, le 31 octobre 1918.

     


     

     


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    Femmes………………………

    Alphonse Maria Mucha   

    (24 juillet 1860 – 14 juillet 1939)

     

    Alphonse Maria Mucha est un peintre tchèque caractéristique du style Art nouveau. De 1880 à 1920, ce genre s’est développé principalement en Europe, et a influencé tous les domaines de l’architecture, de la décoration et de l’artisanat. Mucha représentait souvent de belles jeunes femmes dans des robes néoclassiques aux drapés flottants, souvent couronnées de fleurs. Son style a souvent été imité, mais jamais il n’a été égalé.

      

      

     


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  • Qui peut dire où commence …

    et où finit l’indifférence dans le domaine des arts….

    une petite musique qui s’insinue…

    un parfum qui vous enveloppe..

    qu’on n’oublie plus…..qui vous poursuit….

    une persistance rétinienne qui vous gagne et le cœur et l’esprit….

    un enchantement au vrai sens du terme…qui vous prend tout entier et vous retient….

    vous garde …longtemps…. très longtemps….

    finit par enrichir votre imaginaire et vos émotions pour toujours….

    ………………………………………..

    Klimt fait partie de ces rencontres privilégiées…en ce qui me concerne..

      

     

    Gustav Klimt…(14 juillet 1862 - 6 février 1918)

     

    Gustav Klimt naît dans la Vienne de la fin du XIXe siècle : tout comme Freud, sa réaction à la société rigoureuse et suffocante de l’époque va bouleverser les codes. Il entame sa carrière dans la lignée de la peinture « pompier » alors à la mode, comme décorateur de bâtiments publics prestigieux. Peu à peu Klimt s’éloigne de l’académisme et affirme un style personnel : la décoration du grand escalier du Kunsthistorisches Museum de Vienne (1890) est déjà peuplée des femmes fatales qui hanteront son œuvre et qu’il aimera peindre (Portrait d’Adèle Bloch-Bauer, 1907) ou dessiner, parfois nues et dans les attitudes les plus suggestives. La peinture de Klimt marque le symbolisme de la Sécession viennoise, fondée en 1897 : le rejet des conventions, le recours à des allégories complexes, le goût pour les thèmes mêlant sexe et mort, la précision du dessin et la profusion décorative caractérisent la fascinante Frise Beethoven (1902). Cette nouvelle vision provoque un scandale en 1900 lors de la présentation d’un décor pour l’Université de Vienne : les corps morbides de femmes lascives choquent le public autrichien, pour le moins frileux. Les panneaux seront retirés, puis brûlés en 1945... L’utilisation de l’or, à partir de 1901, ajoute encore à sa luxuriance de sa peinture : la décoration de la villa Stoclet, à Bruxelles, en 1904-1909, en représente l’accomplissement. L’artiste peint également plusieurs paysages, privilégiant le format carré, qui tend à absorber littéralement le spectateur. Klimt, qui osa montrer sans fard les chairs nues, eut une grande influence sur l’art torturé d’Egon Schiele. Le personnage à la réputation sulfureuse fascine toujours : un film de Raoul Ruiz lui fut récemment consacré, avec dans le rôle titre John Malkovitch.



      

     


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