Pas du tout une étreinte d’adieu…en effet…
J’y vois d’avantage une étreinte fusionnelle…
ou chacun se raccroche désespérément à l’autre pour éviter de sombrer dans le néant…
ou pour y disparaître ensemble…une pathétique tentative pour vaincre la fatalité….
pour figer l’amour définitivement dans une petite fraction de l’espace temps
Un symbole du « TOUJOURS » coulé dans l’éternité de l’airain…comme un ultime défi..
En regardant cette œuvre magnifique , il me revient un film qui m’avait beaucoup
impressionné dans ma jeunesse… »Les visiteurs du soir » de Marcel Carné…
particulièrement la scène finale où le diable ‘(Jules Berry) pétrifie dans une dernière étreinte
les deux amants (Arletty et Alain Cuny) pour mettre un terme à leur passion….
Il se rend compte en approchant des deux statues figées dans la pierre
que leur cœur bat toujours…fou de rage il les fouette violemment et se met à hurler…
IL BAT…IL BAT..IL BAT… !!!
Cette dernière image a marqué à jamais le gamin que j’étais…
je trouve que l’anecdote colle parfaitement à l’impression que me laisse l’œuvre
de Danièle Dekeyser…
